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ACCOSTABLE, adj.
Que l'on peut accoster. Quai accostable (Ac. 1878 et 1932). Synon. abordable, accessible.
Au fig. [En parlant d'une pers.] Abordable :
M. le Maire est gentilhomme par sa femme, née demoiselle : voilà pourquoi il nous tutoie et rudoie nous autres paysans, gens de peu, bons amis pourtant de feu son père; il semble toujours avoir peur qu'on ne le prenne pour un de nous. S'il était noble de son chef, nous le trouverions accostable. Les nobles d'origine sont moins fiers, nous accueillent au contraire, nous caressent, et ne haïssent guère qu'une sorte de gens, les vilains anoblis, enrichis, parvenus. P.-L. Courier, Pamphlets politiques,Gazette du village, 1823, p. 188.
Rem. Ac. 1835 et Besch. 1845 notent que cet emploi est peu usité; Ac. 1835 et 1878 indiquent en outre qu'il est familier. Ac. 1932 l'ignore.
Prononc. : [akɔstabl̥].
Étymol. ET HIST. − 1. (D'un inanimé) début xiiies. « accessible »; ici « auquel on peut participer » (Gauvain, 5760, éd. Hippeau ds Gdf. : Mais puis que vont au droit del geu, Que les armes furent raisnables, Ne fu pas li jus acostables, Ce saciés, a Guengasouain) prob. hapax; 1563 « qui permet l'abord, accueillant » (Belleau, Bergerie, 2ejournée, II, 20, éd. Marty-Laveaux ds Hug. : Il veit la majesté de son port venerable, Ses graces, son parler, sa façon accostable) attest. isolée; 1845 terme de mar. (Besch. s.v. : Accostable... se dit d'une terre ou d'un bâtiment qu'on peut approcher sans danger); 2. (d'un animé) 1563-1701 « qui se laisse aborder, accueillant » (Belleau, op. cit., 1rejournée, I, 356, ibid. : Approchons, mon Bellin, les dieux sont accostables); qualifié de hors d'usage de Fur. 1701 à Trév. 1752; qualifié de familier par Ac. 1762. Dér. de accoster*.
STAT. − Fréq. abs. litt. : 1.
BBG. − Will. 1831.