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ACCOINTE, subst. fém.
Région. Ensemble des parents par alliance; des familiers, des amis :
Les parents de Gaspard étaient de bons chrétiens à qui les écus ne faisaient pas la guerre, mais, bien apparentés aux Grange, aux Domaize, − ils doivent avoir encore des arrière-cousins par là-haut, − bref, une de ces anciennes familles de montagne avec beaucoup d'accointe au loin, de bon renom et aimant l'honneur. H. Pourrat, Gaspard des Montagnes,Le Château des sept portes, 1922, p. 49.
Rem. Signalé ds FEW t. 24 comme lyonnais avec le sens de « gens de connaissance ». H. Pourrat est auvergnat. Pour le rapport entre le sens anc. (cf. étymol. et hist.) de « rencontre » et le sens mod., cf. des termes comme assemblée désignant : 1oune réunion (tenir une assemblée générale); 2oles personnes assemblées (une assemblée nombreuse).
Prononc. − Seule transcription ds Littré : a-koint'-(oin = [wε ̃]).
Étymol. ET HIST. I.− 1. 1164 masc. « ami, familier » (Chrét. de Troyes, Erec et Enide, 3876, éd. Förster ds T.-L. : Mes mout vuel estre vostre acointes Et vostre ami d'or an avant); 2. 1232 fém. « amante » (L'Escoufle, 5565, ibid. : Par ces joiaus, par aventure, Devra la dame estre m'acointe). − Qualifié de vieilli par Littré. II.− 1268 « rencontre, rapports » (Li romans de Claris et Laris, 7807 ds T.-L. : La fu l'acointe perilleuse Et la noise trop tenebreuse). − xves., Doctrine de Sapience ds Gdf. Du lat. accognitus (part. passé de accognoscere « reconnaître » dep. Varron) « reconnu, éprouvé, ami » (cf. a. ital. acconto « ami fidèle » et lat. cognitus en relation avec fidelis ds TLL, 1518, 69).