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ACCLAMATEUR, TRICE, subst. masc. et adj.
A.− Subst. masc., rare. Celui qui prend part à des acclamations (Ac. 1835) :
1. Né sur le déclin d'une société et à l'aurore d'une autre, il est venu pour en être la transition et comme pour en résumer en lui les espérances et les souvenirs. Il a été l'embaumeur du catholicisme et l'acclamateur de la liberté. G. Flaubert, Par les champs et par les grèves. Touraine et Bretagne,1848, p. 403.
Acclamateur(s) à gage (Besch. 1845, Littré).
Rem. Ac. Compl. 1842 indique ce terme comme néol. avec le sens : « qui fait entendre, qui pousse une acclamation ». Besch. 1845, qui signale à tort qu'Ac. n'a point mentionné le mot, ajoute : ,,on ne lui donne pas de fém.; cependant rien n'empêcherait de dire acclamatrice``. En fait, le mot s'emploie de préférence au masc. plur. pour désigner des foules où hommes et femmes sont mêlés; le fém. est de ce fait inutile.
B.− Néol., emploi adj. :
2. Comme on l'avait vue à côté de MmeZola, tout aux pieds du tribunal, aux séances de la cour d'assises, quand l'humanité nouvelle, acclamatrice des ballets russes, se pressa à l'Opéra, ornée d'aigrettes inconnues, toujours on voyait dans une première loge MmeVerdurin à côté de la princesse Yourbeletieff. M. Proust, À la recherche du temps perdu,La Prisonnière, 1922, p. 237.
Rem. L'emploi adj. semble une création d'aut. et reste toujours possible dans l'instant du discours.
Prononc. : [aklamatœ:ʀ], fém. [-tʀis].
Étymol. ET HIST. − 1578 subst. (Vigenère, Philostrate ds DG : Toutes les bienveillances et inclinations des plus affectionnez acclamateurs). Fér. Crit. t. 1 1787, note que ce terme ,,vaudrait mieux que celui d'applaudisseur que l'usage n'a pas adopté``. Dér. de acclamer*; suff. -ateur*; différent du lat. médiév., 1062 acclamator, terme jur. « plaignant » ds Nierm. t. 1 1954-58, en rapport avec acclamare terme jur. « citer devant un tribunal » ibid.
STAT. − Fréq. abs. litt. : 2.