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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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ÉVOCATION n. f.
XIVe siècle. Emprunté du latin evocatio, « appel », et, spécialement, « appel aux armes, appel en justice, évocation des morts », de evocare (voir Évoquer).
1. Action d'entrer en communication, par la parole ou des gestes rituels, avec des morts, des esprits ou des êtres surnaturels. L'évocation des démons. Pour connaître leur destin. Ulysse et Énée eurent tous deux recours à l'évocation des morts. L'évocation des esprits au cours d'une séance de spiritisme.
2. Action de rappeler à la mémoire le souvenir de quelque chose ou de quelqu'un. L'évocation du bon vieux temps. Il s'abandonna à une longue évocation de ses parents. L'évocation d'un grand homme.
3. Le fait de rendre présent à l'esprit, sans référence nécessaire au passé, une idée, un évènement, une image. L'évocation de tout ce qui nous lie. Le pouvoir d'évocation d'une phrase musicale, d'un mot, les images que fait naître cette phrase, ce mot. L'évocation de lendemains meilleurs, d'un destin glorieux. Spécialt. La simple mention d'une chose. L'évocation des difficultés actuelles. L'auteur se contente d'une brève évocation des faits.
4. DROIT. Procédure qui consiste, pour une juridiction supérieure, à se saisir d'une affaire qui est de la compétence d'une juridiction inférieure.