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PROSÉLYTE n.
XIIIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin chrétien proselytus, du grec prosêlutos, « nouveau venu ; nouveau converti », lui-même composé de pros, « auprès, à côté ; en outre », et êlutos, tiré de eleusesthai, futur de erkhesthai, « aller, venir ». ANTIQ. HÉBRAÏQUE. Païen converti au judaïsme. Les juifs et les prosélytes. Prosélyte de la porte, qui avait renoncé à l'idolâtrie et reconnu l'existence d'un dieu unique, mais n'était pas circoncis et ne pouvait entrer que dans la première enceinte du Temple. Prosélyte de justice, qui, après un examen rigoureux mené par trois juges, était circoncis et intégré au peuple juif. • Par ext. Personne récemment convertie à une religion. Les persécutions font de nombreux prosélytes. Fig. Celui, celle qui vient d'embrasser une doctrine philosophique, politique, etc., qui sert nouvellement une cause. Les Lumières eurent des prosélytes dans toute l'Europe. • Loc. Un zèle de prosélyte, s'emploie pour désigner l'ardeur dont font preuve ceux qui viennent d'adhérer à une religion, à une doctrine, pour mettre en œuvre leurs idées et y convertir autrui.