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MORALITÉ n. f.
XIIe siècle. Emprunté du latin tardif moralitas, « caractère, caractéristique ».
1. Caractère d'un acte considéré en fonction de la morale, de principes moraux. La moralité des actions humaines. • En parlant d'une personne, de sa conduite, de ses mœurs, ou en parlant d'une société. Il est d'une moralité irréprochable. Sa moralité a toujours été tenue pour douteuse. La moralité publique. DROIT. Témoin de moralité, qui atteste la probité, la bonne réputation, l'honnêteté morale d'une personne, sans témoigner sur les faits.
2. Réflexion, sentence morale. Un recueil de moralités. • Spécialt. Leçon morale, généralement résumée en une ou quelques phrases, en un ou quelques vers, que renferme un récit, un conte, une fable, etc. (on dit aussi Morale). La moralité d'une fable, d'un apologue. La moralité peut être placée avant le récit, comme « Rien ne sert de courir, il faut partir à point », dans « Le Lièvre et la Tortue », ou après le récit, comme « En toute chose il faut considérer la fin », dans « Le Renard et le Bouc ». Par ext. Enseignement que l'on tire d'un évènement, d'un fait. La moralité de cette affaire.
3. THÉÂTRE. Au Moyen Âge et au début de la Renaissance, genre dramatique dans lequel des personnages allégoriques sont mis en scène pour railler, à des fins édifiantes, les mœurs, les caractères, les idées du temps. Les farces, les soties et les moralités.