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LAURIER n. m.
XIe siècle, lorier. Issu du latin laurus, de même sens.
1. Arbre, arbuste de la famille des Lauracées, aux feuilles luisantes et persistantes, et dont les fruits sont de petites baies noires et amères (on l'appelle aussi laurier commun, laurier franc, laurier noble, laurier d'Apollon, ou encore laurier-sauce parce que ses feuilles servent de condiment). Une haie, un massif de lauriers. Branche, feuille de laurier. « Nous n'irons plus au bois, les lauriers sont coupés », premières paroles d'une chanson enfantine. • Spécialt. Couronne de lauriers ou, ellipt., lauriers, dans l'Antiquité, couronne dont on ceignait le front des vainqueurs, des poètes, des artistes. Expr. fig. Cueillir, moissonner des lauriers, remporter de grandes victoires, de brillants succès. Se reposer sur ses lauriers, se dispenser de nouveaux efforts après qu'on a remporté un succès, réussi une entreprise. S'endormir sur ses lauriers, interrompre ses efforts après avoir remporté quelque succès.
2. En composition, pour désigner différents arbres et arbustes. Laurier-cerise ou laurier-amandier, Laurier-rose, Laurier-tin, voir ces mots.