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LARRON n. m.
(le féminin Larronnesse n'est plus usité). Xe siècle, ladron, ladrun. Issu du latin latro, -onis, « soldat », puis « voleur, bandit ».
1. Brigand, voleur. ÉCRITURE SAINTE. Chacun des deux malfaiteurs qui furent mis en croix aux côtés de Jésus-Christ. Le bon larron, qui se repentit de ses fautes. Le mauvais larron. • Spécialt. Personne qui commet un larcin, qui dérobe furtivement quelque chose. On a pris le larron la main dans le sac. • Expr. Le troisième larron, la personne qui s'empare de ce que deux autres se disputaient, par allusion à la fable de La Fontaine « Les Voleurs et l'Âne ». S'entendre comme larrons en foire, voir Entendre. • Prov. L'occasion fait le larron, on commet parfois des actes répréhensibles parce que la tentation imprévue s'en est présentée.
2. Par anal. TYPOGR. Pli accidentel d'une feuille mise sous presse, entraînant un défaut d'impression ; désigne aussi un petit morceau de papier qui, se trouvant sur la feuille à imprimer, reçoit l'impression et laisse un blanc. - RELIURE. Pli d'un feuillet qui, lors de la reliure, n'a pas été rogné avec les autres. Le relieur a laissé plusieurs larrons dans ce volume. - P. ET CH. Larron d'eau, canal pratiqué pour l'écoulement des eaux d'un étang.