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LAID, LAIDE adj.
XIe siècle, laiz. Issu du francique *laip, de même sens.
1. Qui, dans son apparence, ses formes, ses proportions, ses couleurs, s'oppose à l'idée que l'on se fait de la beauté ; qui est désagréable à voir. Ce meuble est des plus laids. Cette maison, cette tapisserie, cette étoffe est laide. Subst. Le beau et le laid en art. Les romantiques ont fait une place nouvelle à l'expression du laid dans la littérature. • En parlant d'une personne chez qui se remarque quelque défaut dans la conformation ou, plus particulièrement, dans le visage. Cet enfant est laid. Il est laid à faire peur. Fam. Il est laid comme un pou. Par litote. Elle n'est pas laide, elle est loin d'être laide. Subst. Un laid, une laide. Une fausse laide, une femme qui, sans être belle, a pourtant du charme et du piquant.
2. Fig. et fam. Qui est contraire à l'honneur, ou aux exigences de la morale, de la bienséance. Ce que vous faites là, ce que vous dites là est laid. Cette pensée est bien laide. Subst. Je vous ai dit le beau de l'aventure, mais voici le laid.