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INIQUITÉ n. f.
XIIe siècle. Emprunté du latin iniquitas, « inégalité ; injustice ».
1. Caractère d'une chose ou d'une personne inique. L'iniquité d'un arrêt, d'une sentence. C'est le comble de l'iniquité. L'iniquité d'un juge. Fig. Déplorer l'iniquité du sort. • Par méton. Acte inique. Commettre une iniquité. C'est une iniquité flagrante, criante, révoltante.
2. Chez les auteurs sacrés et en termes de théologie chrétienne. État de péché, corruption des mœurs, profonde dépravation. Vivre dans l'iniquité. L'iniquité avait couvert la face de la terre. Le mystère d'iniquité, expression tirée de saint Paul, désignant l'emprise de Satan sur le monde, qui semble faire échec au dessein de la Providence et qui constitue un mystère pour les croyants. Loc. et expr. bibliques. Enfant, fils d'iniquité. Boire l'iniquité comme l'eau, faire le mal sans répugnance. • Par méton. Au pluriel. Péchés, actes contraires à la religion, à la morale. Jésus-Christ s'est chargé du poids de nos iniquités.