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GRIMACE n. f.
XIVe siècle. Issu, par l'intermédiaire de l'ancien français grimuche, « figure grotesque », du francique *grima, « masque ».
1. Déformation ou contraction des traits du visage, exprimant, volontairement ou non, divers sentiments. Une grimace de douleur, de dégoût. Une vilaine, une horrible grimace. Les grimaces d'un bouffon. Faire une grimace, des grimaces. Faire des grimaces à quelqu'un, pour se moquer de lui, ou pour le faire rire. • Par anal. Fam. Faire la grimace, se dit d'une étoffe, d'un vêtement qui a de mauvais plis. Cette manche, ce col fait la grimace. • Fig. Faire la grimace, témoigner son déplaisir, sa déception. Cette proposition ne lui agréait pas, il a fait la grimace. Faire la grimace à quelqu'un, lui faire mauvais accueil, lui marquer de l'éloignement. Pop. Faire la soupe à la grimace, accueillir quelqu'un de manière revêche, par des remarques désagréables. • Prov. On n'apprend pas à un vieux singe à faire la grimace, il est absurde de prétendre enseigner à quelqu'un ce qu'il sait par longue expérience.
2. Fig. Feinte, apparence trompeuse. Toutes leurs politesses ne sont que grimaces.