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FORCÉ, -ÉE adj.
XVIe siècle. Participe passé de forcer.
1. Imposé par la force, par un acte d'autorité ; qui est accompli sous la contrainte. Un aveu forcé. Il a obtenu de nous un consentement forcé. • Expr. Avoir la main forcée, être amené à faire quelque chose malgré soi. • Titre célèbre : Le Mariage forcé, comédie-ballet de Molière (1664). • Spécialt. FINANCES. Cours forcé, régime monétaire dans lequel les particuliers ne peuvent exiger la conversion en or de leurs billets de banque. Emprunt forcé, auquel l'État contraint les particuliers à souscrire. - DROIT. Travaux forcés, peine de droit commun, afflictive et infamante, qui comportait la transportation dans un pays d'outre-mer pour y exécuter des travaux pénibles. La peine des travaux forcés a été remplacée en 1960 par la réclusion criminelle. - SPECTACLES. Carte forcée, carte que le prestidigitateur présente à un spectateur de telle façon que celui-ci croit la choisir librement et, fig., décision qu'on prend sous la contrainte, sans qu'il soit possible de se dérober. Nous avons dû en passer par leurs exigences : c'était la carte forcée. • Par ext. MILIT. Marche forcée, dont la durée et la rapidité sont délibérément accélérées. Avancer à marches forcées. - TECHN. Conduite forcée, voir Conduite. - HORT. Cultures forcées, se dit de plantes soumises au forçage.
2. Qui n'est pas volontaire ni prévu ; qui est imposé par la nécessité. L'avion a dû faire un atterrissage forcé. Fam. C'est forcé, c'était forcé, il ne peut, il ne pouvait en être autrement.
3. Qui manque de sincérité ou de naturel ; contraint, affecté. Un rire, un sourire forcé. Elle fait preuve de beaucoup d'aisance, sans rien de gauche ni de forcé. Il répondit avec une politesse, une gaieté forcée. • Spécialt. En parlant d'un ouvrage de l'esprit. Qui est trop recherché ou qui semble outré ; qui manque de naturel, de justesse. Donner à un passage, à une expression un sens forcé. Comparaison forcée. Rapprochement forcé. Il y a dans cette comédie des situations forcées, des effets forcés.