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FANFARE n. f.
XVIe siècle. Probablement formé à partir d'une onomatopée.
1. Air vif et entraînant et, particulièrement, air de musique militaire fortement cadencé, exécuté par des instruments de cuivre. Une sonnerie de fanfares. Spécialt. Partie d'une pièce symphonique ou d'un opéra exécutée par les cuivres. Les fanfares de « Tannhäuser », d'« Aïda ». VÈN. Se dit des airs de trompe que l'on sonne pour annoncer aux veneurs les circonstances de la chasse : vue, lancer, bien-aller, débucher, bat-l'eau, hallali, etc., ainsi que de ceux que l'on joue à la curée et pour les honneurs. Chaque équipage a une fanfare composée spécialement pour lui. • Loc. En fanfare, à la manière d'une fanfare et, par ext., de manière brusque et bruyante. Sonner le réveil en fanfare. Être réveillé en fanfare. Fig. Il a commencé sa carrière en fanfare, avec un brusque éclat, par une éclatante réussite. • Fig. et litt. Manifestation bruyante. Cela ne méritait pas tant de fanfares.
2. Orchestre composé de cuivres et, parfois, d'instruments à percussion. Une fanfare militaire. Une fanfare municipale. Le chef de fanfare.
3. ART DU LIVRE. Reliure à la fanfare, à partir du XIXe siècle, reliure imitant certains riches décors d'ouvrages du XVIe siècle.