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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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ESTROPIER v. tr.
(se conjugue comme Crier). XVIe siècle. Emprunté de l'italien stroppiare, « priver de l'usage d'un membre », issu soit du latin turpis, « laid, difforme », soit, par l'intermédiaire du latin populaire *stroppare, « ligoter », du grec strophos, « courroie ».
1. Priver de l'usage d'un membre par blessure ou par maladie. Une paralysie l'a cruellement estropié. Il a reçu dans le bras un coup de feu qui l'a estropié. Cet accident l'a estropié pour la vie. Pron. Il s'est estropié en tombant d'un rocher.
2. Endommager un membre. Le coup lui a estropié le genou. Estropier les ailes d'un oiseau, d'un papillon. Pron. Il s'est estropié la jambe en tombant d'une échelle. • Fig. Abîmer. Estropier un texte, un exemple, en retrancher une partie, dont la suppression altère le sens. Estropier un vers, le dire de telle façon que le rythme disparaît. Estropier un nom propre, le défigurer en le prononçant ou en l'écrivant. Estropier les mots d'une langue.