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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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I. EMBOUCHER v. tr.
XIVe siècle, enbouchier, « introduire dans une ouverture » ; XVe siècle au sens 4. Dérivé de bouche.
1. Porter à la bouche un instrument à vent pour en tirer des sons. Emboucher un cor, une clarinette. Fig. et iron. Emboucher la trompette, dans un récit, un discours, adopter un ton emphatique, grandiloquent ; divulguer une information à grand bruit. Emboucher la trompette de la publicité. Litt. Mettre à sa bouche un tuyau quelconque. Emboucher sa pipe.
2. ÉQUIT. Placer dans la bouche d'un cheval le mors qui lui convient.
3. MARINE. Pénétrer dans l'embouchure d'un cours d'eau. Emboucher un fleuve. (On dit aussi Embouquer.) Pron. S'engager dans une passe étroite. Le bateau s'emboucha dans le chenal.
4. Instruire quelqu'un de ce qu'il doit dire (très vieilli). On l'a bien embouché. Spécialt. Une personne mal embouchée, qui s'exprime habituellement avec impertinence ; qui utilise un vocabulaire grossier, vulgaire.
5. Pron. En parlant d'un cours d'eau. Se déverser dans un autre cours d'eau ; se jeter dans un lac, dans la mer. La Marne s'embouche dans la Seine en amont de Paris.