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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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DÉPIT n. m.
XIIe siècle, despit, « mépris », d'où en dépit de (XVIe siècle). Emprunté du latin despectus, « action de regarder de haut en bas », « mépris ». Chagrin mêlé d'irritation, à la suite d'une déception, d'une blessure d'amour-propre. Concevoir, manifester du dépit. Un mouvement de dépit. Laisser éclater son dépit. Étouffer son dépit. Pleurer de dépit. Agir par dépit. Voir avec dépit le succès d'un rival. Il n'en démordra pas, devrait-il en crever de dépit. Litt. Dépit amoureux, bouderie née d'un accès de jalousie. Une scène de dépit amoureux dans une comédie classique. • Loc. prép. En dépit de, sans tenir compte de, malgré. Réussir en dépit de tous les obstacles, en dépit de tout. J'en viendrai à bout en dépit de tous. En dépit de ses protestations, il dut payer l'amende. En dépit des apparences, on peut se fier à lui. Raisonner, agir en dépit du bon sens. Fig. Faire un travail en dépit du bon sens, le faire très mal, tout de travers, le bâcler.