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DISGRÂCE n. f.
XVIe siècle. Emprunté de l'italien disgrazia, « malheur, défaveur, méchanceté ».
1. Litt. Infortune, malheur. Il lui est survenu une étrange disgrâce. Une cruelle disgrâce. Pour comble de disgrâce. Que de disgrâces !
2. Perte des bonnes grâces, de la faveur d'une personne puissante, d'une autorité dont on dépend ou, par méton., état de celui qui a perdu la faveur dont il jouissait. Encourir, s'attirer la disgrâce du roi. Prononcer la disgrâce d'un favori. Être, tomber en disgrâce. Vivre dans la disgrâce. Suivre quelqu'un dans sa disgrâce. • Par anal. Perte de l'estime, de la popularité dont jouissait un auteur, un artiste, un genre, un style ; l'état qui en résulte. Ce peintre, ce genre de peinture est tombé en disgrâce chez les collectionneurs.
3. Difformité. Être affecté d'une disgrâce physique, d'une disgrâce de nature.