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DÉVIER v. intr. et tr.
(se conjugue comme Crier). XIVe siècle, attestation isolée, au sens de « s'écarter d'un principe, d'une règle » ; de nouveau au XVIIIe siècle. Emprunté du bas latin deviare, « s'écarter du droit chemin ».

I. V. intr.
1. Se détourner de sa direction, s'écarter de la voie, de la trajectoire prévue. La voiture a dévié sur la gauche et s'est jetée contre un arbre. L'ouragan a fait dévier le bateau, l'avion. Il a dévié de sa route. La lame du couteau a dévié de plusieurs centimètres.
2. Fig. S'écarter de la voie fixée. La discussion a dévié de son sujet. La conversation dévia sur un tout autre sujet. Dévier de ses principes, de sa ligne de conduite, de la bonne voie.

II. V. tr. Écarter de la trajectoire prévue, de la direction droite ou normale. Le prisme dévie les rayons lumineux. Dévier un coup, un projectile. Dévier un ballon d'un coup de tête. Dévier un torrent. Dévier la circulation routière, la détourner de l'itinéraire normal. Dévier un convoi. Spécialt. Une colonne vertébrale déviée, qui a pris une position anormale. Une route déviée, fermée à la circulation et à laquelle on a substitué un itinéraire de déviation. Fig. Il cherche à dévier la conversation.