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DÉFÉRER v. tr. et intr.
(se conjugue comme Céder). XIIIe siècle, intransitif, deferrier, « se soumettre à », jusqu'au XVIIe siècle ; XVIe siècle, comme transitif. Emprunté du latin deferre, « porter de haut en bas ; porter à la connaissance de », d'où « porter plainte en justice ».

I. V. tr.
1. Class. Décerner une dignité, un honneur. Les Romains ont déféré les honneurs divins à la plupart des empereurs. Déférer un titre, une charge, un commandement.
2. DROIT. Traduire en justice ; renvoyer devant la juridiction compétente. Déférer un prévenu au parquet, un criminel à la cour d'assises. Déférer une cause à tel tribunal. • Expr. Déférer le serment à quelqu'un, sommer un plaideur de prêter serment à l'appui de ce qu'il avance, soit en vue de fonder le jugement (serment décisoire), soit par simple mesure d'instruction (serment supplétoire). DROIT CANON. Anciennt. Déférer un ouvrage, une proposition, un auteur, en Cour de Rome.

II. V. intr. Céder à quelqu'un, se soumettre, se rendre à sa volonté, par égard pour lui. Déférer à quelqu'un. Déférer au jugement, à l'avis de quelqu'un. Déférer au désir de quelqu'un. Par méton. Déférer à l'âge, à la dignité, à la qualité, au mérite de quelqu'un.