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CYNIQUE adj.
XVIe siècle. Emprunté du latin cynicus, « qui appartient à la secte des cyniques », du grec kunikos, dérivé de kuôn, kunos, « chien ».
1. Vieilli. Qui a rapport au chien. MÉD. Spasme cynique, contraction des muscles et des angles des lèvres (on dit aussi Rire sardonique).
2. ANTIQ. GRECQ. École cynique, école philosophique fondée par Antisthène (Ve-IVe siècle av. J.-C.) dont les membres opposaient la nature, dont ils se réclamaient, à la science et aux conventions sociales, et affectaient une vertu austère et une attitude provocatrice. Les philosophes cyniques se réunissaient au gymnase du Cynosarges (ou mausolée du Chien) et se qualifiaient eux-mêmes de chiens. On reprochait aux philosophes cyniques d'être mordants et sans pudeur comme les chiens. Subst. Les Cyniques. Diogène le cynique.
3. Auj. Péj. Qui affecte une impudence effrontée ; qui affiche une attitude provocante. Cet homme est cynique ou, subst., passe pour un cynique. Par méton. Une conduite, une attitude cynique. Des propos cyniques.