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CORVÉE n. f.
XIIe siècle. Du bas latin corrogata (opera), « travail collectif dû au seigneur », participe passé de corrogare, « solliciter de toute part », « prier plusieurs personnes en même temps ».
1. FÉOD. Travail ou service gratuit qui était dû par le paysan à son seigneur au titre de sa tenure. Être astreint à la corvée. La corvée ne fut abolie définitivement que par la Convention.
2. Prestations en travail, en nature, puis en argent, fournies jusqu'à la fin du XIXe siècle par les habitants des communes pour l'entretien des chemins vicinaux. La corvée, appelée sous l'Ancien Régime corvée royale, fut établie au XVIIe siècle.
3. MILIT. Série de travaux et de tâches qu'effectuent, à tour de rôle, les soldats d'une unité. Être de corvée d'épluchage. Être exempté de corvée. Par méton. Les hommes qui sont de corvée. Faire partie de la corvée de soupe. • Par ext. Homme de corvée, chargé des travaux pénibles dans une collectivité, une entreprise, etc. Embaucher un homme de corvée.
4. Fig. et fam. Tout travail ennuyeux, toute démarche dont on ne peut se dispenser et que l'on fait à contrecœur. Cette cérémonie est pour moi une corvée. Épargnez-moi cette corvée ! Fam. Quelle corvée ! quel ennui !