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COQUIN, -INE adj. et n.
XIIe siècle, au sens de « gueux, mendiant », jusqu'au XVIe siècle. Origine incertaine.

I. Adj. Malicieux, espiègle, leste, aguichant. Il a l'œil coquin, un air coquin. Elle fit une mine coquine. Une robe assez coquine.

II. N.
1. Péj. Individu méprisable, trompeur, capable de malhonnêtetés. Un fieffé, un rusé, un franc coquin. Avoir affaire à un coquin. Par affaibl. Il m'a joué un tour de coquin. Un fameux, un grand coquin. En parlant d'une femme. Une coquine, une femme légère et rouée. Cette femme n'est qu'une coquine.
2. Dans un sens favorable. En parlant d'un enfant vif, espiègle. C'est un petit coquin. Ah ! la coquine !
3. Expr. fig. et fam. Je me suis fait en me cognant un mal de coquin, je me suis fait grand mal. Mon coquin de fils. Coquin de sort ! juron méridional exprimant la surprise, l'admiration ou le dépit.