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CONQUÊTE n. f.
XIIe siècle. Forme féminine substantivée de l'ancien participe conquest, du latin populaire *conquaesitus, participe passé de *conquaerere (voir Conquérir).
1. Le fait de conquérir par la force des armes. Faire la conquête d'une ville, d'une province. Une guerre de conquête. Les conquêtes d'Alexandre, de Napoléon. • Par méton. Le territoire conquis. Garder toutes ses conquêtes. Refuser de rendre, d'abandonner ses conquêtes.
2. Le fait de conquérir par d'autres moyens que la force. Une conquête pacifique. La conquête du pouvoir. La conquête de droits nouveaux. La conquête de l'or. La conquête d'un marché international. La conquête de l'espace, le fait de le rendre accessible à l'homme. • Par méton. Ce qui est conquis. Le cheval est la plus noble conquête de l'homme. Les conquêtes de la science, de la médecine, les progrès réalisés grâce à leurs découvertes. Les conquêtes sociales.
3. Le fait de séduire, de gagner la sympathie, l'amitié, l'amour. Faire la conquête des spectateurs, du public et, par méton., de la salle. • Dans le langage amoureux. Les conquêtes de Don Juan, de Lovelace. Aller de conquête en conquête, multiplier les conquêtes. Par méton. La personne que l'on s'est attachée. Elle a été une de ses nombreuses conquêtes. S'afficher avec sa dernière conquête.