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CAPTIF, -IVE adj.
XVe siècle, d'abord comme substantif. Emprunté du latin captivus, « tombé au pouvoir de quelqu'un », de capere, « prendre ». A supplanté, au sens de « prisonnier », la forme populaire chétif, dès lors spécialisée au sens de « malheureux, misérable ».
1. Qui a été fait prisonnier ou réduit en esclavage. Un peuple captif. Cervantès resta longtemps captif dans les bagnes d'Alger. Subst. À Rome, les captifs suivaient le char du triomphateur. Divers ordres religieux furent fondés pour le rachat des captifs. Les « Captifs », de Michel-Ange. « La Jeune Captive », d'André Chénier.
2. Privé de sa liberté. Le forcené tenait captifs les otages. Un oiseau captif.
3. Qui est retenu. Ballon captif, aérostat qui reste relié au sol par un câble. GÉOL. Nappe captive, nappe d'eau souterraine située entre deux couches imperméables. Par ext. Les eaux captives d'un étang, l'eau captive d'un bassin.
4. Fig. et litt. Soumis à une grande contrainte, tenu en sujétion. Il tient ses enfants captifs, il ne leur laisse aucune liberté. Cette femme le tient captif. Subst. Il a fait d'elle sa captive. Les platoniciens disaient que l'âme est captive du corps.