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MIGNON , -ONNE adj. et n.
XIIe siècle. D'origine incertaine.

I. Adj.
1. Qui a une apparence menue, délicate et gracieuse. Visage mignon. Bouche mignonne. Avoir le pied mignon. En parlant d'un être vivant, dont l'allure, la physionomie ont du charme, de l'agrément. Cette petite chienne est très mignonne. • Se dit aussi familièrement d'un enfant, pour louer sa docilité, sa gentillesse. Quand il obéit, cet enfant est mignon.
2. Expr. fig. et fam. Être mignon comme un cœur, charmer par son apparence ou sa gentillesse. Péché mignon, travers de peu de gravité auquel on s'abandonne volontiers, dont on ne cherche pas à se corriger. La coquetterie est son péché mignon.
3. Spécialt. CUIS. Filet mignon, voir Filet.

II. N.
1. S'emploie comme terme d'affection ou avec une nuance de familiarité. Mon mignon. Ma mignonne.
2. S'est dit pour Favori, bien-aimé. Cet enfant est le mignon de sa mère. • Spécialt. Au masculin. Nom donné aux jeunes gens efféminés de l'entourage d'Henri III. Les mignons du roi.