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CORSAIRE n. m.
XVe siècle. Emprunté de l'italien corsaro, dérivé du latin cursus, « cours ».
1. MARINE. Bâtiment qui, en temps de guerre, était armé en course par des particuliers en vertu d'une commission du gouvernement. En apposition. Un bateau corsaire. Le capitaine d'un navire corsaire recevait de son gouvernement une lettre de marque l'autorisant à mener la guerre de course. Par méton. Le capitaine commandant un tel bâtiment. Les corsaires malouins. Surcouf compte parmi les plus célèbres corsaires. Le corsaire ramenait au port un galion chargé d'or. En apposition. Un capitaine corsaire. Au pluriel. L'ensemble de l'équipage d'un tel bâtiment. Les corsaires prirent le navire à l'abordage. Le butin, les prises des corsaires. • Par anal. Durant les deux guerres mondiales, navire armé par la marine militaire allemande, généralement protégé par un habile camouflage, et destiné à l'attaque par surprise des bâtiments de commerce alliés. • Par ext. et abusivt. Pirate. On rachetait les prisonniers tombés aux mains des corsaires barbaresques. Fig., fam. et vieilli. Homme sans scrupule, dur et impitoyable en affaires.
2. MODE. En apposition. Pantalon corsaire, pantalon féminin, très ajusté, s'arrêtant à mi-mollet.
3. JEU DE CROQUET. Joueur dont la boule a terminé le parcours, mais sans avoir touché le piquet final. Le corsaire peut aider ses partenaires et gêner ses adversaires.