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CAPRICE n. m.
XVIe siècle. Emprunté de l'italien capriccio, « frisson (de peur, d'horreur) », puis « désir soudain et bizarre ; idée fantasque ».
1. Volonté irréfléchie, soudaine et passagère ; fantaisie. Elle agit selon son caprice, au gré de son caprice. Il se gouverne plus par caprice que par raison. Suivre son caprice. Dépendre du caprice d'autrui. Spécialt. Inclination qui naît brusquement et ne dure guère. Inspirer un caprice à quelqu'un. Ce n'est pas un caprice, c'est un véritable amour. • Titre célèbre : Les Caprices de Marianne, d'Alfred de Musset (1833).
2. Souvent au pluriel. Acte par lequel se manifeste une telle volonté. Faire un caprice, des caprices, manifester des exigences soudaines et contradictoires. Il a des caprices d'enfant gâté. Les caprices d'un despote. Il fait subir tous ses caprices à son entourage. Par anal. Ce cheval a souvent des caprices. Fig. Irrégularités, changements brusques auxquels certaines choses sont sujettes. Les caprices de l'usage. Les caprices de la langue, du langage. Les caprices de la lumière. Les caprices de la fortune, du hasard, du destin. Les caprices de la mode. • Loc. verb. Passer un caprice à quelqu'un, accepter une incartade ou contenter une brusque envie. Elle s'est passé ce caprice.
3. Œuvre d'art musicale ou plastique dans laquelle l'auteur s'abandonne à sa fantaisie (on dit aussi Fantaisie). • Titres célèbres : 24 Caprices, de Paganini, pour violon seul (1820) ; Les Caprices, de Goya (1799).