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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

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ÉTOUPE n. f.
XIIe siècle, estupe, estoupe. Issu, par l'intermédiaire du latin stuppa, du grec stuppê, de même sens. Partie la plus grossière de la filasse. Étoupe de chanvre. Étoupe de lin. Mèche, tampon, paquet d'étoupe. Fil d'étoupe. Rembourrer un siège, un sommier avec de l'étoupe. Boucher une fissure avec de l'étoupe. Étoupe blanche, résidu du chanvre travaillé dans les corderies. Étoupe noire, obtenue en détordant des vieux cordages goudronnés et que l'on utilise pour le calfatage des bateaux. • Expr. Avoir les cheveux comme de l'étoupe, avoir les cheveux touffus, rêches et difficiles à coiffer. Fig. Le feu prend aux étoupes, se dit lorsqu'un mouvement impétueux de l'âme se manifeste tout à coup. Mettre le feu aux étoupes, échauffer les esprits, exciter à la colère, à l'amour, à quelque passion violente. Quand les esprits sont aigris, il faut peu de chose pour mettre le feu aux étoupes.