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ABSENTEMENT, subst. masc.
Néol. d'aut. État de quelqu'un qui est absent aux autres, par distraction volontaire ou non, par rêverie :
Il faut déjà passablement d'intelligence pour souffrir de n'en avoir pas davantage. Rien de plus fat qu'un niais. Cette inquiétude, cette irritation, cet ennui, cet absentement que soudain je surprends dans le regard de Marcel D., au cours des conversations que je peux avoir avec lui, je voudrais en découvrir la cause. A. Gide, Journal,1930, p. 976.
Étymol. ET HIST. − 1. 1399 « fait de ne pas ester en justice », terme jur. (Arch. JJ 154, pièce 427 ds Du Cange, s.v. absentandus : Le suppliant doubtant rigueur de justice s'est absenté du pais, et pendant son absentement...); 2. xvies. « absence, éloignement » (Melin de Sainct-Gelays, Œuvres poetiques, II, 125, var. ds Hug. : A tout le moins vostre consentement Soit de sentir ma peine aussi presente Comme fascheux m'est vostre absentement); 3. concurrencé par absence, le mot disparaît après le xvies. Repris au xxes. au sens fig., néol. d'auteur (cf. sém.). Dér. de absenter*; suff. -ment*.
STAT. − Fréq. abs. litt. : 1.