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ABREUVAGE, subst. masc.
A.− ,,Acte d'abreuver.`` (DG).
MILIT. Halte d'abreuvage : ,,gare où s'arrête un train militaire pour permettre de désaltérer hommes et chevaux.`` (Quillet 1946).
B.− Région. Point d'eau (mare, abreuvoir) où l'on abreuve les animaux :
Abreuvage (Lg) s. m. − Mare, abreuvoir. Ex. : J'ai été pêcher dans les abreuvages des fermes. Verr.-On. t. 1 1908, p. 6.
Prononc. ET ORTH. − 1. Forme phon. : [abʀ œva:ʒ]. 2. Hist. − Le mot est attesté sous sa forme actuelle ds Littré, DG et Rob. Il entre dans la lang. au xiiies. sous la forme abeuvrage (cf. étymol.). − Rem. Lar. 20eemploie conjointement comme vedette : ,,abreuvage ou abreuvement``.
Étymol. ET HIST. − 1. 1262 « droit perçu sur la vente des boissons » terme jur. (Cart. noir de Corbie, fo181 vods Du Cange : les entrées et les issues de Forcheville et de tout le tereoir et cambages... et abeuvrages); 1311 « droit perçu, dans les tractations, en sus de la redevance principale » id. (Arch. nat., JJ 47, fo50a ds Gdf. : un chapon a pris de douze deniers et un denier pour aboivrage); 2. 1268-1291 « boisson empoisonnée » (Sydrac, Ars. 2320, 171 ds Gdf. : Et li povres vait seurement la ou il veult et ne doute sur lui ne l'abrevage ne l'atochement por convoitisse de lui); 3. 1286-1290 « action de s'abreuver » (J. Priorat, Trad. de Végèce, 4224 ds Cohn, Bemerk. T.-L. ds Arch. St. n. Spr., CXXXIX, 64 : Car de malvaise = iaue li abruvaiges Est si con de venin l'usaiges); 4. xvies. « action d'abreuver, d'arroser (une prairie) dans l'expr. prairies d'abbruvage » (O. De Serres, 98 ds Littré). Eclipse totale jusqu'au xixes. où il apparaît chez Littré, mais reste rare. Dér. de l'a. fr. abeuvrer (voir abreuver); suff. -age*. Trad. en lat. médiév. par abevragium, abuvragium, fréquemment attesté au xives. au sens 1 (Du Cange).
STAT. − Fréq. abs. litt. : 2.
BBG. − Bader-Th. 1962. − Dupin-Lab. 1846.