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ABRÉVIÉ, ÉE, part. passé et adj.
[En parlant d'un mot ou d'une suite de mots, d'un texte] Rare. Écrit en signes abréviatifs :
Des étiquettes latines abréviées et semblables, pour l'ignorant, à des formules cabalistiques, étaient collées sur le cristal des flacons. T. Gautier, Le Capitaine Fracasse,1863, p. 437.
Rem. Ac. 1798 note que abrévier est ,,peu usité`` et l'Ac. Compl. 1842 ,,qu'il a vieilli``. Besch. 1845 regrette que abréger soit préféré à abrévier. Lar. 20edonne l'inf. abrévier, vx.
Orth. − Ce mot n'est attesté que ds Ac. 1835 et ds Ac. Compl. 1842 comme part. passé du verbe abrevier (abréger).
Étymol. ET HIST. − Fin xiies. « qui est rendu plus court, abrégé (d'un texte) » (S. Bern., Sermons, Richel. 24768, fo66a ds Gdf. : Oyt avons la bone leizon de l'abrevieie parole). N'est plus enregistré par les lexicographes du xviies. au xixes., où il reparaît, vieilli et peu usité; dans l'usage, de même que abréger s'est substitué à abrévier, abrévié a été délaissé au profit du doublet pop. abrégé (cf. abréger, phonét. 4). Part. passé adjectivé de l'a. fr. abrévier, empr. au lat. abbrĕviare, attesté au sens de « rendre plus court » (un texte) dep. l'Itala (voir abréger).
STAT. − Fréq. abs. litt. : 1.