| ARTIFLOT, subst. masc. Arg. des casernes. Artilleur. ,,Le duc d'Aumale, dès avril 1840, avait appris du capitaine... que les artilleurs étaient des artiflots`` (G. d'Esparbès, La Folie de l'épée,1927, p. 50) :Ce sont des artiflots, dit Bertrand, qui, aussitôt qu'une marmite a éclaté, courent fouiner pour chercher la fusée dans le trou, parce que la position de la fusée, de la manière qu'elle est enfoncée, donne la direction de la batterie, tu comprends; et la distance, on n'a qu'à la lire : elle se marque sur les divisions gravées autour de la fusée au moment qu'on débouche l'obus.
Barbusse, Le Feu,1916, p. 236. ÉTYMOL. ET HIST. − [Peut-être 1840 d'apr. Esparbès, Folie, 50, cf. supra]; 1879, sans ex. ds Esn. 1966; 1901 arg. « artilleur » (Bruant, p. 409 : ... le tsar ... avec Alexandra et Felisque, trainés par des artiflots).
Dér. de artilleur*, suffixé par contamination avec fiflot « fantassin » (1888, Courteline, Train., p. 205 ds Sain. Lang. par., p. 111), altération de fiferlin « soldat novice », lui-même extension de sens de fifrelin*, fiferlin « chose de peu de valeur ». STAT. − Fréq. abs. littér. : 4. BBG. − Esn. 1966. − Rheims 1969. − Sain. Lang. par. 1920, p. 111. |