Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
PENDAISON, subst. fém.
A. −
1. Action de pendre quelqu'un (à un gibet, une potence) pour le faire mourir; p.méton., résultat de cette action. Pendaison d'un criminel; supplice de la pendaison; craindre, risquer la pendaison; assister à une pendaison; être condamné à la pendaison; être exécuté par pendaison. Une belle pendaison de larrons et de larronnesses à la Justice de Paris (Hugo, N.-D. Paris, 1832, p.11):
. jupiter: Agamemnon (...) n'avait pas permis que les exécutions capitales eussent lieu en public. C'est dommage. Une bonne pendaison, cela distrait, en province, et cela blase un peu les gens sur la mort. Sartre, Mouches, 1943, I, 1, p.15.
2. Action de se pendre pour se suicider; p.méton., résultat de cette action. Suicide par pendaison. Celle-ci a immédiatement alerté le médecin (...) qui a constaté que le cultivateur n'avait pas succombé à la pendaison (Le Figaro, 19-20 janv. 1952, p.8, col. 1).
B. − Pendaison de crémaillère. Fait de pendre la crémaillère; réjouissances que ce fait occasionne. Arrière le gigot! Ceci ne convient pas à une pendaison de crémaillère (Balzac, C. Birotteau, 1837, p.177).Les entrefilets où se trouvent racontés, par le menu, les pendaisons de crémaillères dans le demi-monde (Bourget, Cosmopolis, 1893, p.268).
Prononc. et Orth.: [pɑ ̃dεzɔ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1718. Étymol. et Hist.1. 1644 «action de pendre quelqu'un» (Saint-Amant, Albion, 627 ds OEuvres, éd. J. Lagny, 1969, t.3, p.315); 2. 1837 pendaison de crémaillère (Balzac, loc. cit.). Dér. de pendre*; suff. -aison*; peut-être empr. au prov. (cf. G. Merk, Les Héritiers et les substituts du suff. lat. -tione en Gallo-romania, thèse, Lille 1982, pp.118-122). Cf. lat. médiév. penditio «action de pendre, de suspendre» (1370 ds Latham) et a. prov. pendeso (1262), pendezo (1356) ds Levy Prov., s.v. pendezon. Fréq. abs. littér.: 48.