| ![]() ![]() ![]() ![]() FRÉTILLEMENT, subst. masc. A.− Mouvement d'un animal qui s'agite de manière vive et saccadée. Un frétillement continu; le frétillement d'une anguille. Les ruisseaux d'eau limpide, pleins d'un frétillement de crevettes (Zola, Joie de vivre,1884, p. 841).Le frétillement du canard qui entre à l'eau (Claudel, Connaiss. Est,1907, p. 58): 1. Bientôt des ablettes attirées, montant des profondeurs, trouaient la nappe de leur frétillement léger, de leur pullulement innombrable.
Moselly, Terres lorr.,1907, p. 3. B.− Au fig. [En parlant d'une pers. ou d'une chose] Des frétillements de nattes. Le frétillement des rapins dans la rue (Balzac, Rabouill.,1842, p. 269): 2. Un autre, un de ces artistes défiants et farouches, aurait remarqué l'air diabolique d'Elias Magus, il eût observé le frétillement des poils de sa barbe...
Balzac, P. Grassou,1840, p. 444. REM. Frétillance, subst. fém.,synon.Vas-y Esprit! et du nerf, de la frétillance! (Arnoux, Rhône,1944, p. 199). Prononc. et Orth. : [fʀetijmɑ
̃]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1370-72 fretilement (Oresme, Ethique, III, 15 ds DG). Dér. du rad. de frétiller*; suff. -(e)ment2*. Fréq. abs. littér. : 20. |