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BULLE1, subst. fém.
A.−
1. Usuel. Globule sphérique rempli de gaz qui se forme (ou s'est formé) dans une matière à l'état liquide :
1. Lorsque la température élevée du four l'eut réduite à l'état liquide ou plutôt à l'état pâteux, Cyrus Smith « cueillit » avec la canne une certaine quantité de cette pâte; (...). Harbert, gonflant ses joues, souffla tant et si bien dans la canne, en ayant soin de la tourner sans cesse, que son souffle dilata la masse vitreuse. D'autres quantités de substance en fusion furent ajoutées à la première, et il en résulta bientôt une bulle qui mesurait un pied de diamètre. Verne, L'Île mystérieuse,1874, p. 295.
a) D'après la matière dans laquelle se forme la bulle. Bulle de boue, d'eau, de salive :
2. Quand il [Shelley] avait ainsi « travaillé », sa récréation favorite était de faire des bulles de savon. (...) muni d'un chalumeau il soufflait avec une adresse de jeune fille les sphères parfaites et fragiles. Dans leurs élastiques pellicules brillaient des teintes violettes, vertes et dorées qu'il regardait changer, se fondre et disparaître. Alors, abandonnant pour une courte absence les palais transparents et vides de la logique, il éprouvait une sorte d'obscur besoin de fixer par le rythme et les mots l'insaisissable grâce de ces jeux de couleurs. Maurois, Ariel ou la Vie de Shelley,1923, p. 121.
b) D'après le gaz qui remplit la bulle. Bulle de gaz, d'oxygène. Des bulles d'air montèrent à la surface de l'eau (S. de Beauvoir, Les Mandarins,1954, p. 221).
c) Arg. Coincer la bulle. Ne rien faire.
Rem. 1. Attesté dans Esn. 1966, Rob. Suppl. 1970. 2. Esn. 1966 cite également buller, verbe intrans. « Ne rien faire ». Le subst. corresp. est bullard.
2. Emplois spéc.
a) BÂT. Niveau à bulle. Instrument servant à vérifier l'horizontalité par inclusion d'une bulle d'air dans l'eau qu'il contient. Synon. nivelle.Niveau à eau ou à bulle d'air (E. Robinot, Vérification, métré et pratique des trav. du bât.,1924-30, p. 26).
b) TECHNOL. Défaut de fabrication constitué par la bulle qui a subsisté lorsque la matière s'est solidifiée. Les (...) bulles [du vernis] peuvent être produites par un excès de feu (A. Brongniart, Traité des arts céramiques,1844, p. 174).
B.− P. anal.
1. MÉD. Soulèvements de l'épiderme de forme sphérique, remplis de liquide séreux, plus gros que les vésicules, et qui constituent un aspect caractéristique de certaines maladies telles que le pemphigus et le rupia. Maladies à bulles.
Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxesiècle.
2. IMPR. Courbe entourant les paroles prononcées par les personnages de bandes dessinées.
Rem. 1. Attesté dans Rob. Suppl. 1970, Gilb. 1971. 2. On rencontre dans la docum. le verbe bulbuler (avec redoublement expressif pour marquer la répétition), « faire des bruits de bulle (en parlant d'un liquide) », (cf. Queneau, Les Enfants du Limon, 1938, p. 77) et son dér. le subst. masc. bulbulement « bruit provoqué par des bulles de liquide » (cf. Queneau, Zazie dans le métro, 1959, p. 166).
Prononc. : [byl]. Enq. : /byl/. Étymol. et Hist. Av. 1590 « globule d'air » (Paré, XXVI, 4 dans Littré); d'où méd. (Id., XVIII, 9, ibid.). Empr. au lat. bulla « bulle d'eau » (Ovide, Met. 10, 734 dans TLL s.v., 2241, 39).