ÉRÉSIPÈLE, ÉRÉSYPÈLE, ÉRYSIPÈLE,
substantif masculin— P. métaph. L'érésipèle de vanité qui le défigure (, Désesp., 1886, p. 15) :
Sale, abruti, hideux, l'œil éteint, l'haleine fétide, puant le vin et le tabac, rouge de la tête aux pieds comme un homard cuit : c'était moins un homme qu'un érysipèle vivant. (, Nez notaire, 1862, p. 141)
Prononciation et orthographe
[eʀezipεl], [eʀizipεl]. Ac. 1694-1740 donne uniquement éré- (écrit érésipelle ds Ac. 1718 et 1740). Ac. 1762-1932 donne en outre éry- qu'elle considère néanmoins, dans les éd. de 1835 et de 1878, comme hors d'usage bien que conforme à l'étymol. L'ensemble des dict. enregistrent les 2 formes, avec une préférence pour éry- ds Land. 1834, Littré, DG, Rob. Dupré 1972, p. 872, rappelle que Racine, parfait helléniste, admettait les 2. La forme éré- peut s'orthographier érésypèle (cf. Soulié et Pourrat, loc. cit.). On peut écrire de même le dér. érésypélateux (cf. Geoffroy, méd. prat., 1800, p. 113).
Étymologie et histoire
1300 herisipiles (La Chirurgie de l'abbé Poutrel, ms. Reg. lat. 1211, Bibl. du Vatican d'apr. O. Södergård, Mél. Lecoy, 1973, p. 544); 1538 érysipèle (J. Canappe, 14e Livre de la méthode thérapeutique de Galien ds Fr. mod. t. 18, p. 271). Empr. au lat. méd. erysipelas, gr. ἐρυσίπελας « érysipèle, inflammation de la peau ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. Érysipèle : 10. Érésypèle : 2.