ÉLOGIEUX, EUSE,
adjectifA. —[En parlant d'une pers.] Qui décerne des éloges. Elle a été fort aimable, fort élogieuse pour nous (, Journal, 1862, p. 1049) :
1. La fortune littéraire de M. Georges Duhamel n'a pas laissé de surprendre ceux qui, avant la guerre, n'avaient vu en lui que le théoricien élogieux et crédule de l'unanimisme. (, Jugements, 1924, p. 157)
B. —[En parlant d'un discours, de propos de qqn, etc.] Qui contient un ou des éloges. Article, certificat, commentaire élogieux; critique élogieuse; paroles élogieuses; exagérément élogieux. Ernest Daudet, à qui l'on ne faisait que parler de son frère, répondait d'un ton compassé et élogieux, en regardant le plafond (, Journal, 1894, p. 225). Il écoutait ces élogieuses litanies, et il n'y était pas insensible (, Thib., Mort père, 1929, p. 1357) :
2. ... pendant que le souverain attirait Rougon dans l'embrasure d'une fenêtre, leurs Excellences, à l'autre bout de la pièce, s'empressèrent autour de Delestang. Elles le félicitaient discrètement, avec des clignements d'yeux, des sourires fins, tout un murmure étouffé d'approbation élogieuse. (, Son Excellence E. Rougon, 1876, p. 290)
Remarque : La docum. atteste un emploi subst. masc. Les élogieux ne le loueront sans doute que par peur, et les critiques ne le blâmeront que par esprit de vengeance (Renard, op. cit., 1893, p. 184).
Prononciation et orthographe
[elɔʒjø]. fém. [-ø:z]. Ds Ac. dep. 1878.
Étymologie et histoire
1836 (Lamart., Corresp., p. 196). Dér. de éloge* d'apr. le lat. elogium; suff. -eux*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 63.
Dérivés