TYPHOÏDE
adjectif et substantif fémininA. —MÉD.,adj. , vx. Qui a les caractères du typhus, qui ressemble au typhus. Fièvre à caractère typhoïde; symptômes, affections typhoïdes. C'est alors que la phthisie prend la forme aiguë, rapide, très différente de la phthisie galopante à forme typhoïde (, Hôtel-Dieu, 1895, p. 211).
• État typhoïde. État particulier d'abattement et de stupeur que l'on rencontre dans la fièvre typhoïde, le typhus. D'ailleurs l'usage de cette thérapeutique est entré dans la pratique courante pour tout état typhoïde (, Nouv. Traité Méd., fasc. 8, 1925, p. 346).
B. —PATHOL. Fièvre typhoïde et, p. ell., typhoïde, subst. fém. Maladie infectieuse, fébrile, contagieuse, caractérisée par un état typhoïde et des troubles digestifs graves dus au bacille typhique (bacille d'Éberth) et transmise par contact direct (à partir de malades ou porteurs de germes) ou le plus fréquemment, d'une manière indirecte (par l'eau et les aliments contaminés, notamment les coquillages, les laitages...). Attraper, contracter la typhoïde; être atteint de la (fièvre) typhoïde; épidémie de fièvre typhoïde; déclaration obligatoire des cas de typhoïde. Un malade avait manqué trépasser d'une typhoïde que le médecin n'avait pas su reconnaître à temps (, Dest. du S., 1931, p. 181). Le bacille d'Éberth reste seul responsable (...) de la maladie naturelle et très définie qu'on appelle fièvre typhoïde. Celle-ci relève donc bien d'une cause microbienne unique et conserve toute son autonomie (, Hist. méd., 1963, p. 723).
Remarques
Typhoïdeux, -euse,
substantifPrononciation et orthographe
[tifɔid]. Att. ds Ac. dep. 1878.
Étymologie et histoire
a) 1813 « qui a le caractère du typhus, qui a des rapports avec le typhus » (Pinel, Nosographie philos., t. 2, p. 282);
b) 1834 fièvre typhoïde (Chomel, Leçons de clinique méd. faites à l'Hôtel-Dieu de Paris, t. 1, p. 1); 1837 typhoïde subst. fém. (E. de Guérin, Lettres, p. 136). Soit formé des élém. typho-* et -ide*, soit réfection, sur le modèle des mots en -oïde*, de (fièvre) typhode « espèce de fièvre continue, ardente et accompagnée de sueurs colliquatives » (Trév. 1752 — Land. 1851; aussi ds Nysten 1824 et non fièvre typhoïde comme l'indique Quem. DDL t. 20, s.v. fièvre, et à sa suite Rob. 1985), lequel est empr. au gr. τυφώδης « qui s'accompagne de délire (en parlant d'une fièvre) », d'où anc. typhode « id. » (1655, J. Fernel, La Pathologie, trad. A.D.M., p. 247). En angl. typhoïd est att. au sens a dès 1800 et typhoid fever en 1845 (NED).
b) 1834 fièvre typhoïde (Chomel, Leçons de clinique méd. faites à l'Hôtel-Dieu de Paris, t. 1, p. 1); 1837 typhoïde subst. fém. (E. de Guérin, Lettres, p. 136). Soit formé des élém. typho-* et -ide*, soit réfection, sur le modèle des mots en -oïde*, de (fièvre) typhode « espèce de fièvre continue, ardente et accompagnée de sueurs colliquatives » (Trév. 1752 — Land. 1851; aussi ds Nysten 1824 et non fièvre typhoïde comme l'indique Quem. DDL t. 20, s.v. fièvre, et à sa suite Rob. 1985), lequel est empr. au gr. τυφώδης « qui s'accompagne de délire (en parlant d'une fièvre) », d'où anc. typhode « id. » (1655, J. Fernel, La Pathologie, trad. A.D.M., p. 247). En angl. typhoïd est att. au sens a dès 1800 et typhoid fever en 1845 (NED).
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 101.
Dérivés
Typhoïdique
adjectifBibliographie
— Quem. DDL t. 8.