TRIPOLI
substantif masculinA. —GÉOL. Roche siliceuse friable d'origine organique, composée principalement de carapaces de diatomées et de radiolaires. Synon. kieselguhr. Si l'on sait depuis longtemps que le charbon, les lignites, le tripoli, les phosphates sont d'origine organique, on ignore généralement le rôle considérable de la vie dans la formation des sédiments (, Introd. géol., 1961, p. 98).
B. — Poudre obtenue par broyage et tamisage de cette roche, employée comme absorbant de la nitroglycérine, mais utilisée plus particulièrement dans le récurage et le polissage du verre, du bois, des métaux. On a employé et on emploie encore, pour faire des dynamites [de moins de 70 à 72 p. 100 de] nitroglycérine: (...) le tripoli, silice entièrement divisée (, Nouv. matér. nav., t. 1, 1889, p. 60). Ce jour-là, la grosse Catherine (...) passait au tripoli les boutons de la porte; elle n'oubliait pas la bouilloire ni les robinets (, Augustin, t. 1, 1933, p. 11).
Prononciation et orthographe
[tʀipɔli]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1508 tripoly (Comptes du château de Gaillon, éd. A. Deville, p. 296: III livres de tripoly); 1556 tripolis (R. Le Blanc, Trad. de Cardan, f° 151 r° ds Gdf. Compl.); 1578 tripoli (Vigenère, Philostrate, f° 243 v° , ibid.). De Tripoli, ville du Liban d'où provenait cette substance. Cf. ital. trìpolo, gésso di Trìpoli (xvie s. ds DEI), lat. médiév. laborare vitrum ... ad colore tripuli (1284 à Venise, ibid.).
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 17.
Dérivés
Tripolir, tripolisser, tripoliser,
verbe transitifBibliographie
— Hope 1971, p. 149, 226.