SÉPALE
substantif masculinBOT. Chacun des éléments foliacés, généralement verts, dont la réunion compose le calice et supporte la corolle de la fleur. Les sépales du calice peuvent être libres (Giroflée, Géranium) ou réunis entre eux; dans ce dernier cas, ils forment un tube terminé par autant de découpures ou dents qu'il y a de sépales: Primevère (...), Haricot (, Bot. élém., Anat. et physiol. des végétaux Paris Hachette, 1887, p. 17). Parlez-moi au contraire (...) du gros pavot écarlate qui force ses sépales verts un peu poilus avec un petit « cloc » (, Gigi, 1944, p. 193). V. pétaloïde ex. de L. Mangin et de Plantefol.
Remarques
1.[entrant dans la constr. d'adj. du domaine de la bot., où il sert à désigner un calice (ou une plante p. méton.) d'après le nombre de ses sépales ou leurs caractéristiques; le 1er élém. est gén. issu du gr.]
-sépale
élément formanta)[-sépale désigne un calice, une plante, d'après le nombre de ses sépales; le 1er élém. est gén. un préf. numéral] V. monosépale (s.v. mono- I E 2) et aussi:
α) « Qui est formé de deux sépales ou de deux pièces distinctes » (Ac. Compl. 1842).
Disépale
adjectifβ) « Qui est composé de cinq sépales » (Ac. Compl. 1842).
Pentasépale
adjectifγ) Qui possède plusieurs sépales. V. mono- I E 2 ex. de Carrière.
Polysépale
adjectifδ) « Qui a quatre divisions au calice » (Ac. Compl. 1842).
Tétrasépale
adjectifb)[-sépale désigne un calice, une plante, d'après les caractéristiques de ses sépales] V. gamosépale (s.v. gamo-) et aussi: : Qui possède plusieurs sépales individualisés, séparés les uns des autres. Chez la Renoncule, le Mouron (...) et un grand nombre d'autres fleurs, les sépales sont séparés l'un de l'autre jusqu'à leur base; on dit alors que le calice est à sépales séparés ou dialysépale (, Élém. de bot., Anat. et physiol. végét., 1889, p. 151).
Dialysépale
(dialy-, du gr. διάλυσις « séparation »).adjectif2.bot.[En parlant d'une partie d'une plante] Qui ressemble à un sépale par sa forme ou sa couleur. Corolle, pétale sépaloïde. Tantôt, les pièces du périanthe sont grandes, colorées, et le périanthe est dit pétaloïde, comme dans l'Iris, la Tulipe, l'Orchis; d'autres fois, les pièces sont petites et verdâtres, le périanthe est dit sépaloïde, comme dans (...) les Joncs, les Palmiers (, Bot. élém., Anat. et physiol. des végétaux Paris Hachette, 1887, p. 257).
Sépaloïde
adjectifPrononciation et orthographe
[sepal]. Att. ds Ac. 1935.
Étymologie et histoire
1790 bot. (N. J. de Necker, Phytozoologie philos., apud Elementa botanica, IV, 55, note 4). Empr. au lat. sc. sepalum créé par le botaniste all. N. J. Necker [1729-93] en 1790 (Elementa botanica, IV, 18) pour parer à la confusion qui existait dans la terminol. de Linné entre les significations attribuées à calix, calice* et à corolla, corolle*; N. J. Necker explique comment il a formé sepalum à partir du gr. σκέπη « couverture, protection » et du lat. sc. petalum (< gr. πέταλον), v. pétale ; il a attribué au groupe initial σκ- la prononc. de s (cf. gr. σκη̃πτρον, lat. sceptrum, fr. sceptre*) et l'a orthographié phonétiquement; cf. FEW t. 12, p. 4.
Dérivés