SYNTONIE
substantif fémininI. —PHYS., RADIO-ÉLÉCTR. Égalité de fréquence de deux ou plusieurs circuits; état de systèmes ou de circuits capables d'émettre et de recevoir des ondes de même fréquence. Circuits en syntonie; centre de syntonie. Actuellement, grâce à l'emploi « d'ondes entretenues », on arrive à régler presque parfaitement la résonance et la syntonie des réceptions (, Télépathie, 1921, p. 290).
II. —PSYCHOL. État d'un sujet syntone (v. ce mot II). [Bleuler] a fortement marqué la solidarité de ces deux rythmes de la fonction du réel. Syntonie et schizoïdie, faculté de vibrer à l'unisson de l'ambiance et faculté de nous détacher de l'ambiance, souplesse à régler notre conduite sur les exigences de la réalité et aptitude à prendre du recul sur le jeu des forces extérieures (, Traité caract., 1946, p. 337). Jung a appelé extroversion cette attitude générale qui porte l'intérêt vers les objets et non vers le sujet et Bleuler a désigné sous le nom de syntonie l'accord affectif de l'individu et de son milieu (, Psychol. méd., 1953, p. 145).
Prononciation
[sε̃tɔni]. Martinet-Walter 1973 [-oni] 6/17.
Étymologie et histoire
1. 1900 phys. (A. Blondel, Sur la syntonie dans la télégraphie sans fil ds C.R. Ac. Sc. t. 130, p. 1383);
2. 1922 psychol. (E. Minkowski, Impressions psychiatriques d'un séjour à Zurich ds Quem. DDL t. 29, s.v. schizoïdie). 1 dér. du gr. σύντονος, v. syntone, à l'aide du suff. -ie* ; cf. l'angl. syntony terme d'électr. dep. 1892 ds NED ; 2 empr. à l'all. syntonie « id. » (E. Bleuler, 1922 in Zeitschr. f. d. gesamte Neurol. u. Psychiatrie LXXVIII.373 ds NED Suppl.2 ) dér. de l'adj. et du suff. corresp. au fr. syntone* et -ie*, d'apr. le gr. συντονία « forte tension », « accord de sons », dér. de σύντονος, v. syntone.
2. 1922 psychol. (E. Minkowski, Impressions psychiatriques d'un séjour à Zurich ds Quem. DDL t. 29, s.v. schizoïdie). 1 dér. du gr. σύντονος, v. syntone, à l'aide du suff. -ie* ; cf. l'angl. syntony terme d'électr. dep. 1892 ds NED ; 2 empr. à l'all. syntonie « id. » (E. Bleuler, 1922 in Zeitschr. f. d. gesamte Neurol. u. Psychiatrie LXXVIII.373 ds NED Suppl.2 ) dér. de l'adj. et du suff. corresp. au fr. syntone* et -ie*, d'apr. le gr. συντονία « forte tension », « accord de sons », dér. de σύντονος, v. syntone.