SCULPTEUR
substantif masculinA. — Artiste qui pratique l'art de la sculpture. Synon. (au Moyen Âge) imagier, entailleur de pierres (rem. s.v. entailler). Sculpteur de figures, de bas-reliefs, d'ornements; burin, ciseau, matériel de sculpteur. Je le trouve dans son atelier du boulevard Vaugirard, l'atelier ordinaire de sculpteur avec ses murs éclaboussés de plâtre (, Journal, 1886, p. 563). Il est bien rare qu'un modeleur, qui ignore tout du travail de la pierre, revienne sur l'ouvrage du praticien. Le choix de la pierre n'a toute son importance que pour le sculpteur qui taille (Arts et litt., 1935, p. 20-16).
— P. métaph. La plus grande beauté d'une ville n'est pas dans les édifices, elle est dans l'espace libre entre les édifices. Les grands artisans de villes sont des sculpteurs d'espace (, Combat ombres, 1939, p. 77).
Remarque : En parlant d'une femme, on emploie le plus souvent le masc. sculpteur ; on dit aussi femme sculpteur ou sculptrice (rare): elle n'est pas seulement sculptrice, mais peintre encore (Mérimée, Lettres ctesse de Montijo, t. 2, 1868, p. 355).
B. — Tailleur de pierre hautement qualifié taillant les pièces les plus difficiles. (Dict. xixe s.).
Remarques
Sculptier
substantif masculinPrononciation et orthographe
[skyltœ:ʀ]. V. sculpter. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1400 « artiste qui pratique l'art de la sculpture » (doc. ds A. Thierry, Rec. des monuments inéd., t. 2, p. 6). Empr. au lat. de l'époque impériale sculptor « id. », dér. de sculptum, v. sculpter. Voir FEW t. 11, p. 346b.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 869. Fréq. rel. littér.: xixe s.: a) 847, b) 1 262; xxe s.: a) 1 321, b) 1 501.
Bibliographie
Sculpt. 1978, p. 544.