RÉACTIONNAIRE
adjectifTurgot ne pouvait combattre les abus sans blesser des intérêts et rencontrer des résistances, celle du Parlement, en premier lieu, qui, à peine réintégré avec promesse de ne pas retomber dans son ancienne opposition, manifestait de nouveau son bizarre esprit, à la fois réactionnaire et frondeur. (, Hist. Fr., t. 2, 1924, p. 10)
— Empl. subst. [La Révolution] a produit de brillants et vigoureux réactionnaires, des restaurateurs ou des prédicateurs du passé, Bonald, de Maistre, Chateaubriand (, Nouv. lundis, t. 3, 1862, p. 240). Évidemment, le Dr Barbentane était tout de même un radical, pas un réactionnaire (, Beaux quart., 1936, p. 123).
Remarques
Réac
adjectif et substantifPrononciation et orthographe
[ʀeaksjɔnε:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1878.
Étymologie et histoire
1. 1794 pol. « qui est partisan de la politique de réaction » (d'apr. Brunot t. 9, p. 844); cf. 1796 adj. crimes réactionnaires (discours d'Isnard extrait du Moniteur ds Fréron, Mém. hist., Paris, Baudouin, 1824, p. 370); 1850 subst. (Flaub., Corresp., p. 270);
2. 1831 adj. [éd.] « qui tend à revenir en arrière » le mouvement réactionnaire du paganisme sous Julien (Chateaubr., Ét. ou Disc. hist., t. 1, p. 23). Dér. de réaction*; suff. -aire*; l'abrév. réac est « très usitée en 1848 » d'apr. Larch. 1861, p. 231.
2. 1831 adj. [éd.] « qui tend à revenir en arrière » le mouvement réactionnaire du paganisme sous Julien (Chateaubr., Ét. ou Disc. hist., t. 1, p. 23). Dér. de réaction*; suff. -aire*; l'abrév. réac est « très usitée en 1848 » d'apr. Larch. 1861, p. 231.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 220. Fréq. rel. littér.: xixe s.: a) 14, b) 412; xxe s.: a) 544, b) 374.
Bibliographie
Dub. Pol. 1962, pp. 399-400. — Quem. DDL t. 14; 12 (s.v. réac). — Slater (C.). Defeatists and their enemies. Oxford, 1981, pp. 114-119, 185-187. — Vardar Soc. pol. 1973 [1970], p. 298.