RECRUDESCENCE
substantif fémininA. —MÉDECINE
1. Aggravation d'une maladie, de ses symptômes, après une amélioration temporaire. Recrudescence de la fièvre, de la douleur. La recrudescence qu'un climat humide causait à son eczéma (, Swann, 1913, p. 279). Je ne m'explique pas cette recrudescence si forte de mes maux de tête d'autrefois (, Journal, 1924, p. 132).
2. Augmentation du nombre de cas dans une épidémie. Recrudescence du paludisme, de la variole. Les cordons sanitaires établis à grands renforts de troupes, par Mehmet Ali, vers la fin du siècle dernier, à l'occasion d'une recrudescence de la peste égyptienne (, Théâtre et son double, 1938, p. 28).
B. — Reprise subite et avec une intensité accrue d'un phénomène. Synon. accroissement, augmentation, renforcement. Recrudescence d'un conflit, d'une crise; recrudescence de la criminalité, de la délinquance. La saisie de ses papiers en 1703, en donnant les moyens ou les prétextes de persécutions sans nombre, fut le point de départ et le signal d'une recrudescence de fanatisme dans tous les sens (, Port-Royal, t. 5, 1859, p. 320). Craindre une très prochaine attaque allemande, donc une brusque recrudescence des pertes (, Hommes bonne vol., 1938, p. 262).
Prononciation et orthographe
[ʀəkʀydεs(s)ɑ̃:s] et [-esɑ̃:s]. Att. ds Ac. dep. 1878.
Étymologie et histoire
1810 « aggravation d'une maladie, après une rémission temporaire » (Alibert, Précis théor. et prat. sur les maladies de la peau, t. 1, av.-pr., p. I); 1834 fig. (Balzac, E. Grandet, p. 421). Dér. sav. du lat. recrudescere « devenir plus violent » (prop. « devenir saignant (en parlant d'une blessure) », dér. de crudus « saignant »). Recrudescence est att. en angl. dès 1721 (NED).
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 78.
Dérivés