PARAPHER, PARAFER,
verbe transitif Revêtir d'un paraphe. Il a paraphé toutes les pages de cette pièce (Ac. 1935). Quand il y a un renvoi dans un acte, il faut parapher le renvoi (Ac. 1935). [L'acte de publication d'un mariage] sera inscrit sur un seul registre, qui sera coté et paraphé comme il est dit en l'article 41, et déposé, à la fin de chaque année, au greffe du tribunal de l'arrondissement (Code civil, 1804, art. 63 p.14). Restif eut le malheur (...) de perdre un ami précieux (...) qui, comme censeur, le protégeait dans la publication de ses ouvrages. Cet homme, qui s'appelait Mairobert, s'ennuyait de la vie. Résolu à mourir, il eut la bonne idée de parafer d'avance plusieurs des ouvrages de Restif (, Illuminés, 1852, p.268). À la dernière heure, tout se trouva régularisé, contresigné, parafé (, Spahi, 1881, p.214).
— DR. Parapher «ne varietur». « Mettre son paraphe sur des pièces produites en justice afin qu'on ne puisse substituer une pièce à une autre » (Barr. 1974).
Remarques
Parapheur
substantif masculinPrononciation et orthographe
[paʀafe], (il) paraphe [paʀaf]. Ac. 1694, 1718: parafer ; dep.1740: -fer ou -pher, 1935: -pher « on écrit aussi parafer ». Littré : -fer, -pher ; Rob., Lar. Lang. fr. : -pher, -fer.
Étymologie et histoire
1. 1497 «signer d'un paraphe» (Doc. ds Ordonnances des rois de France, t.17, p.73: donné et faict par copie et vidimus [...]; et est paraphé et escript par vidimus);
2. 1579 parapher ne varietur (Doc. ds Mém. de la Sté de l'hist. de Paris et de l'Île-de-France, t.9, p.78). Dér. de paraphe*; dés. -er.
2. 1579 parapher ne varietur (Doc. ds Mém. de la Sté de l'hist. de Paris et de l'Île-de-France, t.9, p.78). Dér. de paraphe*; dés. -er.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 40.