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Voir également: par, préposition 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

PAR2

adverbe et préfixe
A. —Dans la loc. adv. par trop, [dans laquelle par a un rôle intensif] Ce serait par trop cruel de se refuser à revoir le banc pour la dernière fois (Balzac, Corresp., 1822, p.184). C'est qu'il est par trop contre nature qu'un homme se moque si clairement de soi-même (Stendhal, Racine et Shakspeare, t.1, 1823, p.31). C'est aussi par trop de sensibilité (Leclercq, Prov. dram., Mme Sorbet, 1835, 6 p.145). Je retins un mouvement de recul, comme si j'avais soulevé la portière sur un spectacle par trop privé (Gracq, Syrtes, 1951, p.95).
B. — [Comme préf. marquant l'accomplissement total d'un procès (< lat. per-)] V. parachever, parcourir, parfaire, parfondre, parvenir.
Prononciation et orthographe
[pa:ʀ]. Homon. part et formes de partir. Att. ds Ac. dep. 1740.
Étymologie et histoire
Adv. d'intens.
1. Ca 1050 modifie un adj. (ici un part. passé); placé immédiatement devant un verbe (St Alexis, éd. Chr. Storey, 394: A! las, pecables, cum par fui avoglet!);
2.
a) ca 1050 modifie un verbe qu'il précède (St Alexis, 7: Al [tens] David, qui Deus par amat tant);
b) empl. comme préf. d'un verbe, v. parcourir, parfaire, etc.;
3. combiné avec un autre adv. d'intens.
a) ca 1100 placé immédiatement devant un verbe (Roland, éd. J. Bédier, 2880: tant par est anguissus; 546 Mult par est proz sis cumpainz, Olivier); ca 1120-50 (Grant mal fist Adam, I, 79 ds T.-L.: trop par atent Qui tote sa vie Guastet en folie, Qu'il ne se repent);
b) ca 1350 par trop (Gilles Li Muisis, Poésies, I, 83 ds T.-L., s.v. trop : Mais par trop plusieurs s'abandonnent). Du préf. intensif lat. per-, v. par1.