NARRATEUR, -TRICE,
substantifA. — Personne qui narre quelque chose. Synon. conteur. Narrateur ennuyeu.; narrateur exact, fidèle; bonne narratrice. Il resta comme les autres à regarder les murs, en écoutant la narratrice qui ne se lassait pas de recommencer l'histoire (, J.-Chr., Buisson ard., 1911, p.1258). Contes merveilleux sur les arbres, les animaux, contes joyeux ou facétieux ou même grivois, auxquels le narrateur donne un semblant de véracité par un vague témoignage (, Vill. Fr., t.2, 1954, p.89):
C'est assurément une circonstance bien heureuse pour l'authenticité des récits que le concours singulier de deux narrateurs qui, de position, de nation, d'opinion différentes, sans rapport entre eux, relatent des faits qu'ils ont puisés à la même source. (, Mémor. Ste-Hélène, t. 2, 1823, p.238)
— [Suivi d'un compl. déterminatif spécifiant ce qui est narré] Le narrateur des exploits de Napoléon (, Mém., t. 2, 1848, p.317).
B. —Subst. masc.[Précédé de l'art. déf.] « Dans l'énonciation du récit littéraire, la personne qui fait le récit et qui n'est pas forcément l'auteur » (Rey Sémiot. 1979). Comme le remarque Jacques Rivière dans «Marcel Proust et l'esprit positif», le narrateur, celui qui dit je dans les livres de Proust, s'attribue des façons d'être si nombreuses et contradictoires, qu'on ne sait plus, en les lisant, son âge précis (, Modèles, 1928, p.106).
Remarques
Narrataire
substantif masculinPrononciation et orthographe
[naʀatoe:ʀ], fém. [-tʀis]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
Ca 1500 (Jean Molinet, Miroir de vie, 70 ds Faictz et Ditz, éd. N. Dupire, t.2, p.672). Empr. au lat. narrator «celui qui raconte, narrateur» (de narrare «raconter»).
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 203. Fréq. rel. littér.: xixe s.: a) 294, b) 277; xxe s.: a) 197, b) 344.