LOGISTIQUE
substantif fémininA. —MATH.,vx. Partie de l'arithmétique et de l'algèbre qui concerne les quatre opérations (addition, soustraction, multiplication, division). À partir des éléments de l'arithmétique, la science se bifurque : une branche ayant pour objet les propriétés dont les nombres jouissent en tant que nombres (...); tandis que l'autre branche (...) constitue ce qu'on nommait du temps de Viète et de Descartes la logistique (, Fond. connaiss., 1851, p. 516).
B. —ART. MILIT. Organisation théorique de la disposition, du transport et du ravitaillement des troupes. En choisissant des plans raisonnables, en s'y tenant avec fermeté, en respectant la logistique, le général Eisenhower mena jusqu'à la victoire la machinerie compliquée et passionnée des armées du monde libre (, Mém. guerre, 1946, p. 118).
— Emploi adj. Il apparaît qu'une attaque brusquée par les moyens modernes aura sur l'appareil logistique dans son ensemble des effets tels, qu'il peut en résulter pour une période indéterminée un amenuisement considérable des possibilités d'acheminement (, Consid. strat., 1957, p. 4203).
C. —MÉD. Logistique hospitalière. « Art d'exploiter au mieux les ressources offertes par un établissement hospitalier » (Méd. Flamm. 1975).
D. —PHILOS.Synon. de logique symbolique (v. logique1).
Prononciation et orthographe
[lɔʒistik]. Att. ds Ac. dep. 1762.
Étymologie et histoire
I.
A. Subst. [1546 n. propre Logistique « Raison » (J. Martin, trad. : F. Colonna, Discours du songe de Poliphile, f° 40 v° ds Quem. DDL t. 12)]
1. 1593 « celui qui pratique le raisonnement » (G. Bouchet, 10e Seree ds Hug. : Anciennement, il y avoit trois sortes de medecins [...] les logistiques et rationels, qui avec l'experience mettoient la raison);
2. 1611 « partie de l'arithmétique comprenant les 4 opérations » (Cotgr.);
3. 1904 « nom donné à la logique moderne » (L. Couturat, Compte rendu du Deuxième congrès de philosophie, Revue de métaphysique, p. 1042 ds Lal. 1968).
B. Adj.
1. 1593 médecins logistiques (G. Bouchet, Serees II, 209 ds Gdf. Compl.);
2. 1765 logarithme logistique (Encylop. t. 9).
II.
A. Subst. 1840 « nom donné à la partie spéculative de la science des armes » (Ac. Compl. 1842).
B. Adj. 1874, 3 juin une campagne logistique (Journal Officiel, p. 3719, 2e col. ds Littré Suppl. 1877). Empr. au gr. λογιστικός qui est passé plusieurs fois en fr. : cf. I A 1 dans le sens de « qui a une pensée logique », cf. I B 2 « qui concerne le calcul », cf. I A 2 λογιστική (s.-e. τέχνη) « la science pratique du calcul ».
A. Subst. [1546 n. propre Logistique « Raison » (J. Martin, trad. : F. Colonna, Discours du songe de Poliphile, f° 40 v° ds Quem. DDL t. 12)]
1. 1593 « celui qui pratique le raisonnement » (G. Bouchet, 10e Seree ds Hug. : Anciennement, il y avoit trois sortes de medecins [...] les logistiques et rationels, qui avec l'experience mettoient la raison);
2. 1611 « partie de l'arithmétique comprenant les 4 opérations » (Cotgr.);
3. 1904 « nom donné à la logique moderne » (L. Couturat, Compte rendu du Deuxième congrès de philosophie, Revue de métaphysique, p. 1042 ds Lal. 1968).
B. Adj.
1. 1593 médecins logistiques (G. Bouchet, Serees II, 209 ds Gdf. Compl.);
2. 1765 logarithme logistique (Encylop. t. 9).
II.
A. Subst. 1840 « nom donné à la partie spéculative de la science des armes » (Ac. Compl. 1842).
B. Adj. 1874, 3 juin une campagne logistique (Journal Officiel, p. 3719, 2e col. ds Littré Suppl. 1877). Empr. au gr. λογιστικός qui est passé plusieurs fois en fr. : cf. I A 1 dans le sens de « qui a une pensée logique », cf. I B 2 « qui concerne le calcul », cf. I A 2 λογιστική (s.-e. τέχνη) « la science pratique du calcul ».
Dérivés
Logisticien
substantif masculinBibliographie
— Dub. Dér. 1962, p. 42 (s.v. logisticien), p. 51.