LINIMENT
substantif masculin... à quoi servaient ces médicaments qu'il rapportait et qui paraissaient ne rien avoir à faire avec une foulure tant ils étaient loin des embrocations et des liniments. (, Brisées hautes, 1952, p. 116)
— P. métaph. Des regrets amoureux, auxquels la brume des étangs d'Aigues-Mortes avait été un liniment et un feutrage contre la vie (, Jard. Bérén., 1891, p. 117).
Prononciation et orthographe
[linimɑ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
xve s. [ms.] (Cyrurg. Albug. [ms. BM Metz 1228, anc. Salis 78] Salis ds Gdf. Compl.); 1538 (J. Canappe, Guidon en fr., p. 120 ds Fr. mod. t. 19, p. 120; cf. Grande chir. de G. de Chauliac, éd. E. Nicaise, p. 605). Empr. au lat. linimentum d'abord, à basse époque, « enduit (pour luter un vase) » puis, au Moy. Âge, « onction consécratoire » (869-872) et « onction médicale » (s.d. ds Nierm.).