JUBILER
verbe intransitifEst-ce qu'on peut trop être heureux? Modérez vos joies. Ah ouiche! À bas les philosophes! La sagesse, c'est la jubilation. Jubilez, jubilons. Sommes-nous heureux parce que nous sommes bons, ou sommes-nous bons parce que nous sommes heureux? (, Misér. , t. 2, 1862, p. 643)
— P. métaph. L'eau des douves et le soleil peignent sur les parois de ma chambre leurs faux marbres mobiles. Le printemps jubile partout (, Diff. d'être, 1947, p. 174). On dirait une vieille haine, une haine de famille longtemps cachée et qui jubile d'éclater enfin (, Mort ds âme, 1949, p. 264).
Remarques
Jubileur
adjectifPrononciation et orthographe
[ʒybile], (il) jubile [ʒybil]. Att. ds Ac. 1935.
Étymologie et histoire
1. Fin xiie s. trans. (hapax) « chanter dans l'allégresse » (Sermons St Bernard, f° 19 v° , éd. W. Foerster, p. 24 : Montaingnes jubileiz la loenge [tiré d'Isaïe 49, 13]); début xiiie s. intrans. « pousser des cris de joie » (Epistle St Bernard a Mont Deu, ms Verdun 72, f° 119 r° ds Gdf. : li cuers s'esjoist et jubilet);
2. 1752 intrans. « se réjouir » (P. Restaut, Traité de l'orth. fr.); 1825 part. prés. adj. (Brillat-Sav., Physiol. goût, p. 348). Empr. au lat. jubilare « pousser des cris, crier après », lat. chrét. intrans. « pousser des cris de joie », trans. « chanter dans l'allégresse, faire retentir (un chant de louange, Isaïe 49, 13) ». Jubilare, en lat. chrét., a subi l'infl. sém. de jubilaeus (jubilé*), et a, inversement, influé sur la forme de ce dernier.
2. 1752 intrans. « se réjouir » (P. Restaut, Traité de l'orth. fr.); 1825 part. prés. adj. (Brillat-Sav., Physiol. goût, p. 348). Empr. au lat. jubilare « pousser des cris, crier après », lat. chrét. intrans. « pousser des cris de joie », trans. « chanter dans l'allégresse, faire retentir (un chant de louange, Isaïe 49, 13) ». Jubilare, en lat. chrét., a subi l'infl. sém. de jubilaeus (jubilé*), et a, inversement, influé sur la forme de ce dernier.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 90.